Conseils · Méthode
Communes nouvelles : que faire des sites internet après la fusion ?
Après la fusion, chaque commune déléguée arrive avec son site — ou son absence de site —, son domaine, sa page Facebook. Laisser vivre les doublons coûte cher en confusion ; tout couper brutalement coûte cher en habitants perdus. Voici l’ordre qui marche.
Publié le 22 août 2026 · 5 min de lecture · par Thomas, La Fabrique des Communes
1. L’inventaire : ce que la fusion a mis dans la corbeille
Listez pour chaque commune historique : le site (adresse, technique, dernier contenu publié), le nom de domaine et son titulaire, les adresses mail, les réseaux sociaux. C’est souvent l’occasion de découvrir qu’un domaine est déposé au nom d’un ancien prestataire ou d’un élu — à corriger d’abord.
2. Un seul site, des communes déléguées visibles
La commune nouvelle est une seule collectivité : un seul site officiel, un seul domaine en .fr à son nom. Mais les communes déléguées ne disparaissent pas de la vie des gens — le site doit leur donner une vraie place : une page par commune déléguée (mairie annexe, horaires, salle, patrimoine), pas une simple ligne dans un menu.
C’est aussi un investissement à part entière : pour la création du site de la commune nouvelle, des aides sont parfois mobilisables — DETR, DSIL — selon les règles fixées chaque année dans le département. Les communes nouvelles relèvent aussi de règles de dotation particulières : la préfecture vous dira ce qui s’applique.
3. Les anciens domaines : rediriger, jamais éteindre
Chaque ancien site a des habitudes : des habitants qui tapent l’adresse, des liens depuis d’autres sites, des favoris. On conserve donc les anciens domaines deux ans minimum, en redirection permanente vers la page correspondante du nouveau site. Rien ne casse, le référencement se transfère, et le coût est de quelques euros par an et par domaine.
4. Les contenus : trier une fois, proprement
La fusion est le bon moment pour faire ce que personne ne fait jamais : purger. Les comptes rendus historiques se versent dans une archive datée ; les démarches se réécrivent une fois pour toutes ; les doublons (trois pages « salle des fêtes » aux tarifs contradictoires…) se résolvent en une page de référence.
5. Et les obligations repartent de zéro
Nouvelle entité, nouvelles publications : mentions légales au nom de la commune nouvelle, déclaration d’accessibilité du nouveau site, politique de confidentialité, registre des traitements mis à jour. Le nouveau site doit remplir ces obligations dès son ouverture — c’est plus simple que de rattraper.
Questions fréquentes
Une commune nouvelle doit-elle garder les sites des anciennes communes ?
Non : une seule collectivité, un seul site officiel. Mais les anciens domaines doivent être conservés en redirection permanente pendant au moins deux ans vers le nouveau site, et chaque commune déléguée mérite une vraie page (mairie annexe, horaires, salles, patrimoine) plutôt qu’une ligne de menu.