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Conseils · Méthode

Site internet d’une communauté de communes : ce qui change d’une mairie

Une communauté de communes n’est pas une grosse mairie : son site parle de compétences — déchets, eau, urbanisme, économie — à des habitants qui, souvent, ne savent pas qu’elle existe. Et il coexiste avec les sites de ses communes membres. Voici comment articuler l’ensemble sans doublons ni confusion.

Publié le 22 août 2026 · 6 min de lecture · par Thomas, La Fabrique des Communes

1. Le site d’un EPCI répond à une question : « qui fait quoi ? »

L’administré ne cherche pas « la communauté de communes » — il cherche la déchetterie, le permis de construire, la crèche. Le site de l’EPCI doit être organisé par compétences, en langage d’usager, avec pour chaque sujet : qui est compétent, où s’adresser, quel formulaire. Chaque page renvoie vers les communes membres quand c’est leur affaire — et réciproquement.

2. Des obligations souvent plus lourdes

Les obligations des sites publics s’appliquent à l’EPCI comme aux communes — accessibilité, RGPD, mentions légales. S’y ajoutent, selon la taille et les compétences, la publication dématérialisée des actes (le principe depuis juillet 2022 pour les EPCI), les données essentielles de la commande publique, et l’open data au-delà de certains seuils. Le site d’un EPCI se conçoit avec ces publications en tête, pas en rattrapage.

3. La mutualisation : un socle commun, des identités préservées

Le vrai levier d’un EPCI est là : mutualiser la base technique des sites de ses communes membres — socle, hébergement, conformité, maintenance — pendant que chaque commune garde son identité complète : couleurs, blason, arborescence, contenus. Le coût de la base se partage ; la personnalisation reste individuelle.

C’est exactement le montage de notre offre groupée : dès trois communes, le coût de la base se partage. Sur un groupement de neuf communes, la mutualisation a permis une remise de 20 % sur la création, formation et première année comprises — un résultat constaté, pas un tarif. L’EPCI peut porter le marché, ou une commune pilote pour le compte des autres.

4. Qui décide, qui paie, qui publie

Trois questions à trancher par écrit avant de commencer : qui porte le marché (l’EPCI, un syndicat, une commune pilote) ; qui paie quoi (le socle en fonds de concours ou en refacturation, la personnalisation par chaque commune) ; qui publie où (chaque secrétariat sur son site, l’EPCI sur le sien — jamais de compte partagé). Quand ces trois réponses sont écrites, le projet roule.

Questions fréquentes

Une communauté de communes peut-elle financer les sites de ses communes membres ?

Oui, plusieurs montages existent : l’EPCI porte un marché mutualisé pour le compte de ses communes, verse un fonds de concours, ou refacture un socle technique commun. Chaque commune garde alors son propre site, son identité et son domaine — seule la base technique et sa maintenance sont partagées.

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