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Conseils · Méthode

Vérifier le RGAA de son site soi-même : critères, contrastes, outils

Pas besoin d’un prestataire pour savoir si votre site est loin du compte : les manquements les plus fréquents se vérifient en une heure, avec des outils gratuits. Voici lesquels, dans l’ordre — et le point précis où l’auto-diagnostic s’arrête.

Publié le 22 août 2026 · 7 min de lecture · par Thomas, La Fabrique des Communes

1. Les contrastes — le défaut le plus répandu

Le RGAA exige un rapport de contraste d’au moins 4,5:1 entre un texte et son fond (3:1 pour les gros titres). Un texte gris clair sur fond blanc, si courant sur les sites de communes, échoue presque toujours.

Comment vérifier : l’outil libre WCAG Contrast Checker (extension de navigateur) ou le vérificateur de contraste de la DINUM. Prélevez la couleur du texte et celle du fond : le rapport s’affiche. Testez en priorité les menus, les liens et les textes sur photo.

2. La navigation au clavier — cinq minutes, très révélateur

Posez la souris. Touche Tab : chaque lien et chaque bouton doit recevoir le focus, dans un ordre logique, avec un contour visible. Entrée doit activer, Échap doit fermer les menus. Si le focus disparaît quelque part — piégé dans un carrousel, invisible sur un menu — le site exclut tous ceux qui naviguent sans souris.

3. Les images et leurs alternatives

Toute image porteuse d’information doit avoir une alternative textuelle ; toute image décorative doit en être exemptée proprement. Comment vérifier : clic droit → inspecter, ou l’extension Web Developer qui affiche tous les attributs alt d’une page d’un coup. Une affiche de la fête communale publiée en image, sans le texte à côté : c’est l’erreur type — l’information n’existe pas pour un lecteur d’écran.

4. Titres, liens et intitulés

Les titres doivent se suivre sans saut (un h1, des h2, des h3…) — l’extension HeadingsMap l’affiche en arbre. Les liens doivent se comprendre hors contexte : « cliquez ici » ne dit rien, « télécharger le compte rendu du 12 mars » dit tout.

5. Les vérificateurs automatiques — utiles, et menteurs par omission

Des outils comme Wave ou le score Lighthouse d’accessibilité repèrent une partie des défauts automatiquement. Utilisez-les — mais sachez ce qu’ils sont : un vérificateur automatique ne détecte qu’un quart à un tiers des critères du RGAA. Un score de 100 ne signifie pas un site conforme ; un mauvais score signifie en revanche, à coup sûr, un site non conforme.

Où l’auto-diagnostic s’arrête

Le RGAA 4.1 compte 106 critères, dont beaucoup demandent un jugement humain : pertinence des alternatives, cohérence de la navigation, comportements des composants riches. Et le taux de conformité qui figure dans la déclaration d’accessibilité doit sortir d’un audit complet — pas d’une extension de navigateur.

La bonne échelle : vérifiez vous-même les cinq points ci-dessus — c’est gratuit et ça corrige déjà l’essentiel visible. Pour le taux et la déclaration, il faut un audit complet : il est compris dans notre remise à niveau, et un audit opposable relève d’un auditeur indépendant. L’audit express, gratuit, dit par où commencer.

Questions fréquentes

Quel taux de contraste exige le RGAA ?

Au moins 4,5:1 entre le texte et son fond pour le texte courant, et 3:1 pour les textes de grande taille (plus de 24 px, ou 18,5 px en gras). Le rapport se mesure avec un vérificateur de contraste gratuit, en prélevant les deux couleurs à l’écran.

Un outil automatique peut-il vérifier la conformité RGAA ?

Non. Les vérificateurs automatiques (Wave, Lighthouse…) ne couvrent qu’un quart à un tiers des 106 critères du RGAA 4.1 — le reste demande un examen humain. Ils servent à repérer vite les défauts les plus fréquents, pas à établir le taux de conformité d’une déclaration d’accessibilité.

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