Conseils · Méthode
Refondre le site ou le mettre en conformité ? L’arbre de décision
Le réflexe, devant un site vieillissant, est de tout refaire. C’est parfois le bon choix — et souvent une dépense deux à trois fois plus lourde pour un résultat que quatre corrections auraient obtenu. Quatre questions suffisent à trancher, dans l’ordre.
Publié le 4 juin 2026 · mis à jour le 12 août 2026 · 5 min de lecture · par Thomas, La Fabrique des Communes
Question 1 : le site dit-il encore la vérité ?
Horaires de mairie exacts, équipe municipale à jour, démarches actuelles ? Si le contenu est faux, la question n’est pas technique : elle est d’organisation. Un site refondu redeviendra faux au même rythme si personne n’est chargé de le tenir. Ce point se règle avant tout devis, et il ne coûte rien.
Question 2 : le secrétariat peut-il publier seul ?
Si publier une actualité demande d’appeler quelqu’un, le site est déjà mort — il ne sera jamais à jour. Vérifiez si l’outil de publication existe et si quelqu’un sait s’en servir. Un outil présent mais oublié se réactive par une formation de deux heures ; un site sans outil de publication du tout plaide pour la refonte.
Question 3 : que manque-t-il à la conformité ?
Déclaration d’accessibilité, politique de confidentialité, mentions légales, traceurs : le diagnostic gratuit Faire le point sur notre site le mesure. Ces défauts se corrigent sur le site existant, sans le refaire — c’est précisément l’objet d’une remise à niveau, deux à trois fois moins chère qu’une refonte.
Question 4 : la technique tient-elle encore ?
Deux signaux objectifs, vérifiables par n’importe qui : le site est-il utilisable sur téléphone (la majorité des visites d’un site communal s’y font) ? Le gestionnaire de contenu reçoit-il encore des mises à jour de sécurité ? Deux « non » francs, et la refonte cesse d’être un luxe.
L’arbre de décision, résumé
Refonte justifiée dans deux cas : le site est inutilisable sur téléphone, ou sa technique n’est plus maintenue (gestionnaire abandonné, hébergement introuvable, prestataire disparu). Mise en conformité dans tous les autres : le site tient, il lui manque ses documents, ses corrections d’accessibilité et une organisation de publication.
Et dans les deux cas, la même règle budgétaire : la refonte est un investissement (une aide est parfois mobilisable, selon le département), la mise en conformité et la maintenance relèvent du fonctionnement. Deux enveloppes, deux délibérations — le détail est dans notre guide du financement.
Questions fréquentes
Quand faut-il refondre le site internet de sa commune ?
Deux cas justifient objectivement une refonte : un site inutilisable sur téléphone, ou une technique qui n’est plus maintenue (gestionnaire de contenu abandonné, prestataire disparu). Dans les autres cas, une mise en conformité du site existant — documents légaux, corrections d’accessibilité, formation à la publication — obtient l’essentiel du résultat pour une fraction du coût, deux à trois fois moindre.
Combien coûte une mise en conformité par rapport à une refonte ?
Ordre de grandeur constaté pour les communes de 900 à 5 000 habitants : une mise en conformité (documents obligatoires, corrections prioritaires d’accessibilité, retrait des traceurs) coûte deux à trois fois moins qu’une refonte complète. Elle se réalise en une à deux semaines, sans interruption du site.