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Conseils · Budget

Site internet de mairie gratuit : ce qui existe vraiment, et ce que ça coûte

Oui, des options gratuites ou presque existent pour le site d’une petite commune — et un prestataire qui prétend le contraire se trompe. Les voici, honnêtement présentées, avec ce qu’elles font bien et l’endroit exact où elles s’arrêtent. Vous choisirez en connaissance de cause.

Publié le 19 août 2026 · mis à jour le 21 août 2026 · 6 min de lecture · par Thomas, La Fabrique des Communes

Les trois options réellement gratuites ou presque

1. Les solutions mutualisées du monde rural

L’Association des maires ruraux de France propose à ses adhérentes une solution de site mutualisée à coût très réduit, pensée pour les toutes petites communes. C’est une vraie option, sérieuse, que nous recommandons sans état d’âme aux communes de quelques centaines d’habitants : un site simple, un cadre associatif, un coût minime.

Où ça s’arrête : la personnalisation est par nature limitée (gabarits partagés), et la conformité — déclaration d’accessibilité propre à votre site, politique de confidentialité, contenus — reste à votre charge : l’outil est fourni, pas le travail.

2. La mutualisation intercommunale

Certaines intercommunalités offrent un mini-site à leurs communes membres, ou un portail commun. Quand il existe, c’est un droit acquis : utilisez-le. Où ça s’arrête : l’identité de la commune se dilue dans celle de l’interco, et les délais de modification dépendent d’un service mutualisé déjà chargé.

3. Les constructeurs grand public « gratuits »

En version gratuite, ils affichent de la publicité sur un site public, imposent un sous-domaine commercial, et hébergent fréquemment hors de l’Union européenne — trois points rédhibitoires pour une mairie. En version payante, ils redeviennent un abonnement classique, sans l’accompagnement. Nous les déconseillons pour une commune, gratuits ou payants.

Le coût réel du gratuit

Aucune option ne dispense des obligations : accessibilité et déclaration, RGPD, mentions légales, publicité des actes. Le « gratuit » couvre l’outil, jamais la conformité ni le temps de votre secrétariat. Comptez ce temps honnêtement — c’est souvent lui qui décide.

Notre position est simple et nous la publions : en dessous de 900 habitants, regardez d’abord les solutions mutualisées — c’est d’ailleurs pour cela que notre périmètre commence à 900. Au-delà, la commune a généralement des besoins (démarches, salle des fêtes, associations, conformité suivie) qui justifient un site en propre — et des aides sont parfois mobilisables, selon les règles de votre département : DETR, DSIL, fonds de concours.

Dans tous les cas, vérifiez trois choses

Qui détient le nom de domaine. Où sont hébergées les données. Qui écrit la déclaration d’accessibilité. Ces trois questions valent pour le gratuit comme pour le payant — et un fournisseur qui n’y répond pas clairement vous a déjà répondu.

Questions fréquentes

Existe-t-il des sites internet gratuits pour les mairies ?

Oui, deux options sérieuses existent : les solutions mutualisées du monde rural (comme celle proposée par l’Association des maires ruraux de France à ses adhérentes, à coût très réduit) et les portails mutualisés de certaines intercommunalités. Elles conviennent surtout aux communes de moins de 1 000 habitants. Les constructeurs de sites grand public gratuits sont en revanche déconseillés : publicité, sous-domaine commercial et hébergement souvent hors Union européenne.

Un site de mairie gratuit dispense-t-il des obligations légales ?

Non. Quelle que soit la solution, gratuite ou payante, le site d’une commune doit publier sa déclaration d’accessibilité (RGAA), sa politique de confidentialité et ses mentions légales, et respecter le RGPD. Le gratuit couvre l’outil, jamais la mise en conformité ni le temps de publication du secrétariat.

Construisons ensemble

Parlons du site de votre commune.

Création, refonte ou amélioration de l’existant : présentez-nous votre besoin, nous vous indiquons la solution proposée, son périmètre et les prochaines étapes.

Ou directement : 02 96 30 95 30 Du lundi au vendredi, 9 h – 18 h — c’est Thomas qui décroche.

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