Conseils · Budget
Combien coûte un site internet de mairie ? Les vrais chiffres
Pour un site de commune de 900 à 5 000 habitants, les devis vont de quelques centaines d’euros par an en abonnement à plus de 20 000 € en marché public. Ces écarts ne sont pas du hasard : ils correspondent à quatre postes que les devis ne découpent presque jamais. Les voici.
Publié le 2 avril 2026 · mis à jour le 10 août 2026 · 7 min de lecture · par Thomas, La Fabrique des Communes
Les quatre postes qui font le prix
1. La conception : la moitié du budget
Arborescence, maquettes, intégration, reprise des contenus existants. C’est le poste le plus variable : entre un gabarit décliné en une journée et une création sur mesure, le rapport va de un à dix. Pour une commune de moins de 5 000 habitants, le sur mesure intégral est rarement justifié — ce qui compte est que le gabarit soit adapté : blason, couleurs, arborescence construite avec le secrétariat.
2. La conformité : le poste invisible
Accessibilité RGAA, déclaration, politique de confidentialité, mentions légales, registre des traitements. Quand ce poste n’apparaît pas dans le devis, il n’est généralement pas fait — et c’est la commune qui porte le risque. Comptez de plusieurs centaines à plus de mille euros selon qu’il s’agit d’appliquer un socle déjà conçu pour l’accessibilité ou de reprendre un site existant.
3. L’hébergement et la maintenance : le coût qui dure
C’est ici que se cachent les mauvaises surprises. Un abonnement « tout compris » à 100 € par mois paraît doux la première année ; sur six ans, il aura coûté 7 200 €, souvent sans que la commune soit propriétaire de grand-chose. À l’inverse, un hébergement mutualisé en France coûte quelques dizaines d’euros par mois, maintenance de sécurité comprise.
4. La formation : ce qui rend autonome
Deux à trois heures suffisent pour qu’une secrétaire de mairie publie une actualité, un compte rendu, un arrêté. Si la formation n’est pas prévue, chaque modification repassera par le prestataire — et se paiera à l’acte, pendant des années.
Notre position : une fourchette claire, un devis ferme
Pour un site complet — conception, reprise des contenus, accessibilité vérifiée, formation, hébergement et maintenance de la première année —, nos devis se situent en général entre 2 500 et 4 000 € HT, selon le volume de contenus à reprendre et les options. Notre page Budget détaille ce qui est inclus et ce qui ne l’est pas. Le devis, gratuit, est ferme et détaillé ligne par ligne : pas d’options découvertes à la signature.
Pour situer les ordres de grandeur du marché : en dessous de 1 500 € de création, cherchez ce qui manque (généralement la conformité et la reprise des contenus) ; au-dessus de 10 000 € pour une commune de moins de 5 000 habitants, cherchez ce qui est en trop.
Et le financement ?
La création d’un site est une dépense d’investissement. Des aides sont parfois mobilisables — DETR, DSIL, fonds de concours intercommunaux — selon les règles fixées chaque année dans votre département : aucune n’est acquise d’avance, et un budget prudent se construit d’abord sans aide. Le calendrier et les pièces du dossier sont détaillés dans notre guide du financement.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen d’un site internet pour une petite commune ?
Pour une commune de 900 à 5 000 habitants, un site complet, accessible, qui remplit les obligations légales et que le secrétariat administre seul se situe généralement entre 2 500 € et 6 000 € HT en création, plus un coût annuel d’hébergement et de maintenance de quelques centaines d’euros. Les écarts s’expliquent par quatre postes : conception, conformité, récurrent, formation.
Un site de mairie en abonnement mensuel est-il une bonne affaire ?
Cela dépend de la durée et de la propriété. Un abonnement de 100 € par mois représente 7 200 € sur six ans, souvent sans que la commune soit propriétaire du site ni des contenus. Il faut comparer le coût total sur la durée de vie du site — six à huit ans — et vérifier qui détient le nom de domaine, l’hébergement et les données.
Un site internet de commune est-il subventionnable ?
Parfois. La création d’un site est une dépense d’investissement, qui peut être présentée à la DETR (dotation d’équipement des territoires ruraux) ou à la DSIL si les catégories retenues chaque année dans le département le permettent. Le dossier se dépose en préfecture, généralement en début d’année, avant le commencement des travaux. Aucune aide n’est acquise d’avance.